Bonjour tout le monde, ce blog est écrit par Stève Desaivre et Engueran Tisseau. Il relate notre voyage en Amérique Latine.
Et oui, c'est vrai qu'on a du retard, mais ce n'est pas facile d'écrire au jour le jour. On va essayer de modifier la forme du récit, en enlevant les dates par exemples... ou en écrivant au passé.
Donc après Macapá, on a pris le bateau pour Santarem. La traversée dure trois jours et deux nuits. On a le choix entre dormir dans une cabine (il devait y en avoir que trois ou quatre dans le premier bateau) ou bien dormir dans un hamac. En vrai aventuriers, on n'hésite pas une seconde pour le hamac et on file acheté hamac, moustiquaire et cordes. Les cordes servent à accrocher le hamac, lorsqu'il n'y a pas de crochets.
Le 26 novembre on embarque donc à bord de notre premier bateau. C'est un petit bateau au confort assez rustique. Les toilettes servent aussi de douches et la nourriture est des plus succulentes: soupe aux os sur table parsemée de cafards. Mais ce n'est pas ça qui va nous faire peur.
Bref, on profite de la traversée pour découvrir l'Amazone. Les rives sont la plupart du temps couvertes de forêts, avec parfois des villages. C'est aussi l'occasion de discuter avec des brésiliens qui font eux aussi la traversée. Francesco, par exemple, 23 ans, mais déjà marié et père de 2 enfants...Et oui on prend un coup de vieux! On va dire que c'est une question de priorités...
Après ces trois jours de navigation on arrive enfin à Santarem, petite ville agréable au bord de l'Amazone, où on peut contempler la rencontre des eaux : l'eau marron de l'Amazone et l'eau bleue du rio Tapajos. On arrive assez fatigués: dormir dans un hamac, c'est pas vraiment le rêve comme on se l'imagine... On a beau chercher la bonne position, après deux heures on se réveille. Mais après une journée de repos dans Santarem, on repart pour Manaus, toujours en bateau. On en redemande! Mais avant de repartir, le soir dans Santarem, on participe à la fête de Marie (!!!), avec concert sur la place publique. Malheureusement la fête est gâchée par l'arrivée de la pluie tropicale. On fuit vers l'hôtel.
On repart donc pour trois nouveaux jours de bateaux. Celui-ci (le San Marino) est plus grand mais on est aussi plus nombreux, donc aussi entassés que sur l'autre bateau. Par contre niveau propreté et nourriture, c'est le grand luxe... (tout est relatif et ici c'est en comparaison du bateau précèdent). La traversée devient vite monotone, même si on peut voir des cowboys attraper du bétail au lasso. Bref on arrive sans encombres à Manaus, capitale de l'Amazonie brésilienne, ancienne ville richissime grâce au caoutchouc...