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  • : Transamerica, Voyage au coeur de l'Amérique Latine
  • : Bonjour tout le monde, ce blog est écrit par Stève Desaivre et Engueran Tisseau. Il relate notre voyage en Amérique Latine.
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  • Stève et Enguéran. On vient tous les deux des Aubiers, un village perdu dans les Deux-Sèvres... On a décidé de quitter ce village paisible pour que nos yeux fatigués s'ouvrent à la beauté du monde! On a un projet de réseau vert (cf lien).
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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 23:27

Retour sur l'Amazonie...

En plein coeur de l'Amazonie, dans la capitale de l'Etat Amazonas, Manaus, on décide de profiter de notre situation géographique pour découvrir plus en profondeur la jungle amazonienne. Cette jungle qu'on n'a fait que côtoyer pour l'instant, en restant à bord des bateaux.

Nous voilà donc partis ce 3 décembre pour la forêt, à environ 40km au sud de Manaus, près du lac Mamori. Après la traversée du fleuve Amazone et quelques km en minibus, on embarque dans la pirogue qui doit nous mener au lodge, nous servant de base pour nos expéditions. Même si on est à la fin de la saison sèche et que le niveau des rivières est bas, tous les transports se font par bateau et on est marqués par l'omniprésence de l'eau, ainsi que des crocodiles sur les berges. Les crocodiles, au début on ne les apercevaient pas et puis petit a petit on s'est vite rendu compte qu'il y en avait un quasiment tous les 500m... On doit d'ailleurs aller a la cueillette aux crocodiles des ce soir... Malheureusement, la pluie (la mauvaise saison commence) nous en empêche et nous restons au lodge.


Au programme du deuxième jour : pêche aux piranhas, sur les bords de la rivière dans laquelle nagent trois sortes de dauphins. Les piranhas se déplacent par bancs et sont munis d'une dentition impressionnante ! Mieux vaut ne pas laisser la main dans l'eau... On profite aussi du voyage pour prendre en photos toutes les sortes d'oiseaux qu'on peut apercevoir sur les berges. On a aussi la chance d'avoir un guide capable de grimper aux arbres et d'aller chercher un paresseux sur la dernière branche. Sur la "route" du retour, on profite d'un arrêt pour nager dans la rivière aux eaux marrons, sous le regard bienveillant d'un crocodile... Et ce soir la la chance est avec nous. On attrape un petit "jacare", un crocodile, d'environ 60cm. Quand je dis "on attrape", le on signifie le guide. En l'occurrence Dioma, impressionnant a la chasse aux crocodiles, qu'il attrape avec ses mains (pour les petits, pour les grands, il faut une corde). La chasse se passe après la tombée de la nuit, quand le crocodile chasse. On avance en pirogue, le long des berges, le tout silencieusement: on avance a la pagaie et le guide qui pagaie a l'arrière de la pirogue communique avec Dioma, placé a l'avant, dans un dialecte avec lequel ils peuvent parler très bas tout en s'entendant de très loin. Les yeux de l'animal dépassent de la surface de l'eau, ce qui permet aux guides de les détecter. Ensuite lorsqu'on est suffisamment près, Dioma plonge la main dans l'eau et la ressort avec un crocodile (aussi simple que ça...)

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Au programme aussi est une expédition dans la foret, avec hamac et poissons dans la rivière a pêcher pour le dîner. Lors des marches dans la foret, on a pu observer de près un nid de crocodile, rempli d'oeufs tout chauds, et avec la maman juste a coté, mais qui reste sans réaction lorsqu'on sort un oeuf du nid (oeuf reposé au même endroit ensuite, bien entendu). On découvre aussi les bienfaits de certaines plantes ou fourmis. Un certain type de fourmis peut servir d'anti-moustique (très pratique dans la région). Il suffit de poser la main sur le nid suspendu a un arbre, attendre que la main soit couverte de fourmis et les écraser avant qu'elles ne piquent trop fort. On peut aussi observer une mygale, sortie de son terrier par notre guide, ou goûter au gros vers blanc. Le gros vers blanc est d'ailleurs délicieux, avec un goût de coco.


Le dernier soir, pour fêter la fin de l'expédition, on part avec notre guide a la recherche une nouvelle fois d'un crocodile, mais un gros cette fois, avec la corde. Après plus d'une heure d'errance le long des berges, on se rabat finalement sur un jacare d'environ un mètre de long. On aurait put avoir plus grand, mais l'animal est déjà très impressionnant. Et on finit la nuit avec une énième partie de dominos, jeux culte dans cette région, avant de repartir vers la civilisation le lendemain.

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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 00:22
Revenons brièvement sur notre séjour à Manaus, capitale de l’état de l’Amazonas.

Après s’être fait réveiller par l’agitation ambiante du bateau, on réalise que la terre ferme n’est plus très loin. On commence donc à plier bagages sous les yeux scruteurs de nos voisins qui se demandent encore comment autant d’affaires (on aime bien les étaler un peu partout) ont pu tenir dans un seul sac. L’arrivée de la pluie battante nous fait passer en mode poncho, ce qui éveille encore un élan de curiosité chez nos compagnons.

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Après avoir arpenté les premières ruelles du port, on pose nos sacs dans le premier hostal trouvé. Mauvaise pioche car notre chambre combine à la fois mauvaise odeur, toilettes sans porte et surtout traces de sang (qui nous font imaginer toutes sortes de scénarios). 

Puis c’est la découverte de la ville ou l’on peut retrouver la présence de multiples étales, allant de la nourriture aux innombrables marchants de vêtements, sans oublier la musique, partout et toujours.

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Au détour des rues on se retrouve en face d’édifices datant des années 1890 a 1920, période où Manaus devint la capitale mondiale du caoutchouc. Pendant ces années fastes de nombreux édifices furent construit en matériaux exclusivement européens et dans les styles “Art Nouveau” et “Néoclassique”. L’un des symboles de cette période est l’imposant Teatro Amazonas, construit en 1896, dans lequel nous assistons à un opéra symphonique ainsi qu’à un ballet.


Mais Manaus offre plus d’un contraste comme cette soirée gótico-métal à laquelle nous assistons à seulement 50 m du théâtre. En pleine rue, des dizaines de jeunes habillés à la mode Marilyn Manson, buvant des bières ou encore effectuant de magnifiques “Air Guitar”, l’oreille collée aux enceintes et les cheveux battant la mesure. Et que dire de l’ambiance trouvée 150m plus loin, sur une place réservée aux traditions indiennes, avec musiques traditionnelles, plats typique (dont la délicieuse soupe Tacacá) et où l’alcool est interdit ? Et cette rue longeant cette même place, dont les nombreux bars furent envahis de groupes de jeunes sourds et muets, buvant bières sur bières ?… franchement, il y en a pour tous les goûts à Manaus !


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23 décembre 2007 7 23 /12 /décembre /2007 00:32

Et oui, c'est vrai qu'on a du retard, mais ce n'est pas facile d'écrire au jour le jour. On va essayer de modifier la forme du récit, en enlevant les dates par exemples... ou en écrivant au passé.

Donc après Macapá, on a pris le bateau pour Santarem. La traversée dure trois jours et deux nuits. On a le choix entre dormir dans une cabine (il devait y en avoir que trois ou quatre dans le premier bateau) ou bien dormir dans un hamac. En vrai aventuriers, on n'hésite pas une seconde pour le hamac et on file acheté hamac, moustiquaire et cordes. Les cordes servent à accrocher le hamac, lorsqu'il n'y a pas de crochets.

Le 26 novembre on embarque donc à bord de notre premier bateau. C'est un petit bateau au confort assez rustique. Les toilettes servent aussi de douches et la nourriture est des plus succulentes: soupe aux os sur table parsemée de cafards. Mais ce n'est pas ça qui va nous faire peur.


Bref, on profite de la traversée pour découvrir l'Amazone. Les rives sont la plupart du temps couvertes de forêts, avec parfois des villages. C'est aussi l'occasion de discuter avec des brésiliens qui font eux aussi la traversée. Francesco, par exemple, 23 ans, mais déjà marié et père de 2 enfants...Et oui on prend un coup de vieux! On va dire que c'est une question de priorités...

Après ces trois jours de navigation on arrive enfin à Santarem, petite ville agréable au bord de l'Amazone, où on peut contempler la rencontre des eaux : l'eau marron de l'Amazone et l'eau bleue du rio Tapajos. On arrive assez fatigués: dormir dans un hamac, c'est pas vraiment le rêve comme on se l'imagine... On a beau chercher la bonne position, après deux heures on se réveille. Mais après une journée de repos dans Santarem, on repart pour Manaus, toujours en bateau. On en redemande! Mais avant de repartir, le soir dans Santarem, on participe à la fête de Marie (!!!), avec concert sur la place publique. Malheureusement la fête est gâchée par l'arrivée de la pluie tropicale. On fuit vers l'hôtel.

On repart donc pour trois nouveaux jours de bateaux. Celui-ci (le San Marino) est plus grand mais on est aussi plus nombreux, donc aussi entassés que sur l'autre bateau. Par contre niveau propreté et nourriture, c'est le grand luxe... (tout est relatif et ici c'est en comparaison du bateau précèdent). La traversée devient vite monotone, même si on peut voir des cowboys attraper du bétail au lasso. Bref on arrive sans encombres à Manaus, capitale de l'Amazonie brésilienne, ancienne ville richissime grâce au caoutchouc...

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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 00:53

Salut tout le monde ! Et non on n'est pas encore morts! On ne s'est pas encore fait kidnappés et la cachaça ne nous a pas tués! Bon on est moins vifs du cerveau, mais encore disponibles.

On est bien arrivés à Macapa sans problème. Excepté un petit embourbage sur la piste qui nous a fait perdre une demi heure. Pour nous dégager, on a dû faire appel à un bulldozer qui a tiré le car sur plusieurs centaines de mètres, avant de retrouver la piste plus ferme. Et oui on n'est pas en pleine saison sèche! La saison des pluies arrive mais ça reste largement supportable pour le moment. On est donc arrivés à la gare routière de Macapa vers 4h du matin. Comme à cette heure là il n'y a pas beaucoup de soleil et qu'on connaît pas du tout la ville, on préfère réfléchir en s'allongeant sur un banc... Quelques heures plus tard on part enfin à la découverte de la ville.

Macapá est la capitale de la région de l'Amapá qui comprend la rive nord de l'embouchure de l'Amazone à la frontière avec la Guyane française. C'est une petite ville tranquille où on retrouve les composantes brésiliennes telles que faire du bruit dans la rue (via des camions, des voitures ou même des vélos). Le soir il y a beaucoup de gens dans les rues, assis à boire des bières ou des capirinhas, toujours en écoutant la musique très fort. La ville est aussi célèbre pour son fort construit à la Vauban. C'est le plus grand fort construit par les Portugais en Amérique du Sud, notamment pour défendre la ville contre les incursions françaises à partir de la Guyane.

La région est aussi un paradis pour les cowboys. A quelques kilomètres de la ville, une fête est d'ailleurs organisée, avec rodéos, taureaux et bien sûr chapeau de cowboys. J'en profite pour m'essayer au style local, mais je ressemble plus à Indiana Jones qu'à un gaucho.

On négocie le billet pour Santarem et on part de Macapá en bateau le 26 novembre.

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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 00:24

Objectif de la journée : passer la frontière Franco-Brésilienne. Pour cela on doit prendre un taxi collectif qui ne part que lorsqu’il est complet, d’où le conseil “venez de très bonne heure, sinon vous risquez d’attendre des heures”.


Sur ce bon conseil on se lève de bonne heure et que l’on se dirige tranquillement vers la station de taxi-co, il est alors 9h45. On y tombe sur le premier taxi de la journée qui attendait 2 passagers depuis ...6 heures du matin! Donc nous voici parti en direction de la frontière, plus précisément à Saint Georges de l’Oyapoque. La route empruntée s’éloigne très vite de la côte pour s'enfoncer en plein coeur dela forêt. Alors que nous admirions la bonne qualité de la route que nous faisons connaissance avec nos compagnons de voyage. L’un des passagers, une jeune femme Brésilienne (dans les 20 ans, um gamin et enceinte) nous fait ainsi arrêter afin de pourvoir à un petit ennui de vomi, rien de bien méchant mais quand même, ça fait chuter la moyenne. Bref nous voila juste reparti que l’on tombe sur un barrage de bidasses vêtus de petits shorts moulant qui nous arrêtent : “bounjouur, Voos papiers s’iil vous plait” (ici vous aurez reconnu l’accent toulousain, car c’est un fait, tous les militaires en Guyane sont Toulousains). Bref on est encore retardé car les Brésiliens ont des papiers achetés à la foire du coin, mais bon on fini par passer.


Par la suite rien plus aucun imprévu et l’on arrive donc à Saint Georges de l’Oyapoque, d’où l’on prend directement une pirogue motorisée afin de traverser le fleuve en direction du Brésil.


Et l’on pose ainsi le pied au Brésil, à Oiapoque, attirant tout de suite les très nombreuses personnes nous voulant faire changer nos Euros en Real. Bref on fait mine de rien et l’on se dirige vers la Police Fédérale afin d’obtenir notre visa. Un gars super sympa nous fait ça “Tranquillo”. On en profite pour parler de la biodiversité, sa conservation (Car tisser des liens écologiques est un point très important de notre voyage, ne l’oubliez pas!) et il nous dit que l’état de l’Amapá est le plus protégé du Brésil (à vérifier). On se quitte bon amis et l’on se dirige vers les 2 seules banques de la ville, manque de chance elles n’acceptent pas les cartes visa de James Bond, on doit faire avec nos derniers euros et un peu de monnaie qu’il me restait d’un précédent voyage. Le principal est que l’on assez d’argent pour un billet en direction de Macapá, la capitale de l’état de l’Amapá. Départ dans la soirée, à 18h. Cela nous laisse le temps de prendre notre premier repas Brésilien dans un charmant 0 étoile mais étonnamment bom, puis pour une petite bière en terrasse. C’est à ce moment qu’une personne de la compagnie vient nous chercher, il nous faut bien 10 minutes pour que le bar puisse trouver de la monnaie sur 10 reais, on sort juste à temps pour prendre le bus… arrivée à Macapá prévu le lendemain matin

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